Derniers Commentaires

Rechercher

scholastique.mukasonga

Jeudi 8 juin 2006 4 08 /06 /Juin /2006 14:32

   Je n'ai pu participer, comme il avait été prévu, au salon "Etonnant voyageur" à Saint-Malo, un de mes fils ayant été hospitalisé d'urgence. Les lecteurs qui souhaitaient m'y rencontrer voudront bien m'excuser. La santé de mon fils s'améliorant, je compte bien être à Trouville ce samedi 10 juin au salon de "Trouville sur livre" à partir de 14h (voir agenda). J'espère y rencontrer de nombreux amis, de mon livre et du Rwanda.

                                                                          A samedi peut-être.

PS:Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des messages. J'essaierai d'y répondre au cours de la semaine prochaine.

Par Scholastique Mukasonga - Publié dans : scholastique.mukasonga
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 26 mai 2006 5 26 /05 /Mai /2006 09:43

       Article paru dans l'édition du 23 mai 2006

Rwanda : du pogrom au génocide

Toute une génération tutsie a, de la période coloniale aux massacres organisés, subi durant quarante ans la déportation et l’apartheid.

Inyenzi ou les cafards,

de Scholastique Mukazonga.

Éditions Gallimard, 2006, 168 pages, 12,90 euros.

Rwanda : face à face

avec un génocide,

de Didier Patry. Éditions Flammarion, 2006, 300 pages, 20 euros.

À en croire certains commentateurs - soucieux avant tout d’innocenter les pouvoirs politiques français successifs des accusations sur leurs relations avec le régime raciste et clanique en place au Rwanda de 1962 à 1994 -, le génocide d’avril-juin 1994 aurait éclaté comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Une folie de sang « spontanée », en réaction à l’assassinat du président Habyarimana.    L’autobiographie de Scholastique Mukasonga dément ce discours trop simpliste pour être honnête. L’histoire contée est celle de toute une génération tutsie, ballottée de pogrom en pogrom, de 1959 (sous la colonisation belge) jusqu’au massacre organisé au plus haut niveau de l’État quarante-cinq ans plus tard. Une descente aux enfers dont les étapes s’appellent Gikongoro (ville de la naissance), Butare (premières milices « ethnistes », mises en place avec la bénédiction du pouvoir colonial et de l’Église missionnaire, première expérience du crime raciste et de l’apartheid comme moyens de domination sociale), le Bugesera, zone insalubre (la seule dont la population est menacée par la maladie du sommeil) où furent déportées des centaines de familles tutsies rescapées des persécutions perpétrées dans leurs régions d’origine. Scholastique y vit jusqu’en 1973, jusqu’à ce que ses parents l’expédient avec l’un de ses frères vers le Burundi. Elle reviendra au Bugesera une première fois clandestinement, puis, en mai 1986, avec son époux français et leurs deux enfants. Un soir, sa mère lui demande de partir plus tôt que prévu, évoquant le fait que les enfants « ne sont pas habitués à notre nourriture ». Ce qu’elle traduit aussitôt : « Peut-être mes enfants et moi-même étions-nous en danger, mais, surtout, notre présence était une menace pour toute la famille. » Le dernier chapitre correspond à un autre retour, après le génocide de 1994, et prend l’aspect d’une litanie, celle des proches, voisins et amis disparus. « Dans le cahier d’écolier qui ne me quitte plus, je consigne leurs noms, et je n’ai pour les miens et tous ceux qui sont tombés à Nyamata que ce tombeau de papier »...

Le second ouvrage est d’une facture fort différente. Me Didier Patry, membre du Barreau pénal international et, il tient à le souligner, colonel de réserve dans l’armée française, a participé à la défense de génocidaires présumés au Rwanda et devant le TPI d’Arusha (Tanzanie). Le style souvent mondain de ses souvenirs peut parfois insupporter, il n’atténue en rien l’impact de certains témoignages qu’il rapporte. Tel celui de ce milicien ayant participé au carnage de Murambi, à la périphérie de Gikongoro. Lorsque les militaires français de « Turquoise » y sont arrivés pour bâtir la zone humanitaire sûre (ZHS), les massacres se sont poursuivis sous leurs yeux, confirme-t-il. Pismt, « il suffisait de (leur) dire que tel ou tel était inkotanyi (combattant FPR - NDLR). C’est pour cela qu’il y a quelques gens qui en ont profité pour éliminer leurs antagonistes. Le cas le plus connu est celui de S... Il a été livré par son frère. Les Français lui ont promptement administré la mort par la fusillade ».

                                                                                                               Jean Chatain

Par Scholastique Mukasonga - Publié dans : scholastique.mukasonga
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 21:40

Vidéo Café littéraire
L'aventure humaine salon du livre de Caen

Lien pour télécharger : http://www.megaupload.com/fr/?d=QK746LSP

 

                                                            Bon visionnage !!!

 

Par Scholastique Mukasonga - Publié dans : scholastique.mukasonga
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 mai 2006 5 05 /05 /Mai /2006 19:01

 Ma mère aurait-elle aimé ce conte ?

   Je le tire du beau livre de Pierre Smith malheuresement disparu. Il reste à mon avis  l'ouvrage fondamentale sur la tradition populaire rwandaise. Mais vous verrez aussi, à travers une vidéo, qu'au bord des routes du Rwanda, elle existe encore.

                                                    Bonne (re)découverte

                                "La fille dans le sac de l'hyène"

 

 

 

 

         Le récit populaire au Rwanda, Pierre Smith, CLASSIQUES AFRICAINS, Armand Colin, 1975

 

 

Vidéo   La Légende de Ruganzu (un des rois fondateur du Rwanda) 

 

Par Scholastique Mukasonga - Publié dans : scholastique.mukasonga
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /Mai /2006 20:52

Négationismes     

                

  

  

J'ai été invitée le 26 avril à l'Assemblée nationale par le "Comité du III°millénaire contre les exterminations" (la flamme éternelle itinérante) à une conférence-débat sur le thème "Exterminations dans le monde peuvent-elles être empéchées".

   Empécher les exterminations n'est-ce pas d'abord lutter contre les négationismes. Le PS compte déposer un projet de loi réprimant la négation du génocide arménien. En Belgique, un projet de loi est en attente pour réprimer la négation du génocide des Tutsi au Rwanda.

   Ne serait-il pas possible d'étendre ces lois à tous les génocides.

                                     Qu'en pensez-vous? 

Par Scholastique Mukasonga - Publié dans : scholastique.mukasonga
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés